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Gunter GRASS - le tambour

Gunter GRASS - le tambour

Oscar est doué d'une faculté étonnante : la capacité d'émettre un cri si perçant qu'il peut, à distance, briser le verre. À l'occasion de son troisième anniversaire, il reçoit un petit tambour et décide de ne pas rejoindre le monde des adultes tant est grand son mépris pour l'hypocrisie et la médiocrité qu'il constate chez ces derniers : par le simple effet de sa volonté, il interrompt le processus naturel de sa propre croissance.
Le Tambour (Die Blechtrommel en allemand) est un roman de Günter Grass paru en 1959. Il est le premier volume de la Trilogie de Dantzig.
Ainsi, tout le long de la première partie du roman, Oskar traverse le début de la Seconde Guerre mondiale, assiste au génocide des Juifs et vit quelques histoires d'amour en conservant l'apparence d'un enfant de trois ans, perpétuellement et jalousement accroché à son petit tambour.
1959 litterature
Julien GREEN - Moira

Julien GREEN - Moira

Blessé dans sa chair par tout ce que son âme a rêvé, ce jeune puritain voue à la sexualité une haine farouche, une rage destructrice

Frais émoulu de ses études secondaires, Joseph Day, jeune homme de dix-neuf ans, débarque en Virginie pour parfaire ses connaissances en lettres classiques à l'université. Venu du Sud, cher à l'auteur, avec la seule ambition de pouvoir lire dans le texte le Nouveau Testament, le bel adolescent au teint roux suscite autour de lui des remous de convoitise et de violence.

La générosité de ses comparses l'irrite et l'écœure, mais un étudiant, le mystérieux Bruce Praileau, trouve grâce à ses yeux. A la suite d'une blessure d'amour propre, il se bat avec lui : étrange combat, qui pourrait servir d'emblème à tout le roman, dans lequel on ne sait ce qui l'emporte de la violence ou du désir.


1950 roman
Graham GREENE - la Puissance et la Gloire

Graham GREENE - la Puissance et la Gloire

Ce livre écrit en 1940 est le premier grand succès de Graham Greene, celui qui le rendit célèbre et lui vaudra d'être catalogué comme écrivain catholique. Cependant si le thème de ce roman est bien celui de la foi et de la religion, c'est essentiellement la foi prise par l'aspect du doute et du péché qui est en exergue (comme dans la plupart de ses romans en fait). Le titre est tiré du canon de la messe, après le notre père : "Car c'est à Toi qu'appartiennent la puissance, l'honneur et la gloire, ..".

L'histoire se déroule vers 1930 au Mexique, les révolutionnaires communistes pourchassent et fusillent les prêtres qui refusent de renier leur foi. Un prêtre clandestin, le dernier en activité, est poursuivi par un lieutenant communiste convaincu. Ce prêtre pourchassé est un héros contre son gré, alcoolique par couardise, père indigne suite à une faiblesse liée à la peur de la solitude. Mais la pauvreté, la précarité et le danger changent sa perspective sur la religion.
1940 roman
Jacob et Wilhelm GRIMM - Contes

Jacob et Wilhelm GRIMM - Contes

"Il était une fois une petite fille que tout le monde aimait bien, surtout sa grand-mère. Elle ne savait qu'entreprendre pour lui faire plaisir. Un jour, elle lui offrit un petit bonnet de velours rouge, qui lui allait si bien qu'elle ne voulut plus en porter d'autre. Du coup, on l'appela « Chaperon rouge ».
Un jour, sa mère lui dit :
- Viens voir, Chaperon rouge : voici un morceau de gâteau et une bouteille de vin. Porte-les à ta grand-mère ; elle est malade et faible ; elle s'en délectera ; fais vite, avant qu'il ne fasse trop chaud. Et quand tu seras en chemin, sois bien sage et ne t'écarte pas de ta route, sinon tu casserais la bouteille et ta grand-mère n'aurait plus rien. Et quand tu arriveras chez elle, n'oublie pas de dire « Bonjour » et ne va pas fureter dans tous les coins.
- Je ferai tout comme il faut, dit le Petit Chaperon rouge à sa mère ... "
Le petit Chaperon rouge

Les frères Grimm se sont intéressé aux contes populaires allemands. Après les avoir réunis à partir de différentes sources, ils les publient en deux volumes sous le titre de Kinder- und Hausmärchen, (Contes pour les enfants et les parents, 1812-1829). Une nouvelle édition paraît en 1857; elle contient des histoires supplémentaires et devint le fameux livre intitulé Contes de Grimm. Les frères Grimm travaillent ensemble sur nombre d'autres ouvrages; ils publient notamment en 1852 le premier volume du monumental et classique Deutsches Wörterbuch (Dictionnaire allemand), qui est achevé par d'autres érudits en 1958.
1814 conte jeunesse
Nicolas GUILLEN - le Chant de Cuba

Nicolas GUILLEN - le Chant de Cuba

Venez, venez et vous serez
la cloche et le clocher de cette haute tour ;
venez, et nous serons
le métal assemblé et les os qui saluent
l’aurore fine et attendue
des racines ; cette terrible découverte
d’une étoile soudaine

Nicolas Guillen (extrait de « Le chant de Cuba » -Le Temps des Cerises)

Nicolás Guillén est sans doute le poète le plus populaire de Cuba. Il a introduit dans la poésie de langue espagnole les rythmes et les thèmes liés à la vie des Noirs des Caraïbes. Sa poésie est l’expression de ce métissage qui a donné ce qu’il appelle 'la couleur cubaine'. Engagée et tournée vers la vie réelle, la poésie de Nicolás Guillén n’en demeure pas moins toujours d’une exceptionnelle fraîcheur, vive, sensuelle, amoureuse, joyeuse et ironique.

Son œuvre se caractérise par une inspiration à la fois nationale et universelle, et par un engagement politique décidé.
1930 poesie
Paavo HAAVIKKO - le Palais d'hiver

Paavo HAAVIKKO - le Palais d'hiver

" Je suis en route vers un pays qui n'est pas un lieu"
("minä olen matkalla kohti seutua joka ei oie paikka"),
"je veux taire tout ce qui fait la langue"' ;
"je veux retourner là d'où je viens" ;
"je donne à voir la femme qui vous regarde les yeux ailleurs" ;
"tout est triste" ;
"Lorsque j'étais enfant, les hirondelles traversaient les carreaux cassés de la remise"
et, dit la femme : "Je voulais en finir ! me vider ! avorter !
Lorsque je me suis vu, moi qui suis un monde, moi cassée comme les carreaux" ;
"Fais que ce poème soit habitable en hiver" :..
"Voix à habiter, maison" ;
"Tout est rêve" ; "Je me déplais dans ce monde hors commerce" ;
"Viens te chauffer" ; "Le ciel est ténu, il ne tient pas et l'âme se détache".

Quel étrange texte, que l'auteur justifie par son désir d'écrire comme on parle, qui a contribué fortement à la renommée de ce créateur, et qui raconteen une sorte de transparence ahurissante, la problématique prénatale de Haavikko !
Chacun pressentira ou décryptera à sa guise, mais cela confère au texte une sorte de dimension tragique à échelle de mythe, dont les quelques extraits qui suivent ont force d'éclats.

Le Palais d'hiver figure parmi les oeuvres centrales de la littérature finlandaise des années cinquante. Très clairvoyant en matière de langage dont il s'attache à forger une métaréalité, Haavikko présente id une partition en neuf mouvements ou, comme l'explique un poème, "une pièce de théâtre où les années ne font qu'une ligne, soudain la pièce commence". Cette fusion du passé, du présent, de la scène, du livret d'opéra véhicule assurément une énergie originale, demeurée étonnamment présente, trois décennies après sa première publication.
1959 poesie
Emile HABIBI - les aventures extraordinaires de Said le peptimiste

Emile HABIBI - les aventures extraordinaires de Said le peptimiste


Jaroslav HASEK - le brave soldat Chveik

Jaroslav HASEK - le brave soldat Chveik

Le soldat Chvéïk est aujourd'hui célèbrissime en Europe centrale. Il est un peu à la République Tchèque ce que Mr Hulot est à la France, Mr Bean au Royaume Uni ou Pac Man aux jeux vidéo : un personnage emblématique et salutaire.

Prague, 1914. Un archiduc vient d'être assassiné à Sarajevo, et la guerre est inévitable. Le récit commence donc sur des évènements graves qui pourraient laisser augurer d'un roman bien sombre… Que nenni ! C'était sans compter sur ce brave Chvéïk, nigaud patenté et fervent patriote, qui va - à son insu - transformer le funèste épisode de l'entrée en guerre en une superbe bouffonnerie. Ses pérégrinations, dans un monde que Kafka n'aurait certainement pas renié, sont l'occasion de moquer à qui mieux mieux la police, les médecins, l'église et bien sûr l'armée.

Le grotesque et la satire (qui valent à ce personnage d'être éternellement comparé à Don Quichotte) naît certainement du décalage entre le comportement du bonhomme et la situation à laquelle il est confronté. Chvéïk veut à tout prix défendre l'honneur impérial ; pourtant, il va risquer successivement une condamnation pour haute trahison, l'internement, la prison, quand il n'est pas considéré comme un simulateur souhaitant être réformé !

La bêtise de Chvéïk en fait surtout un succulent pince-sans-rire. A l'épouse du cafetier emmené, il répond : “c'est la première fois que je vois condamner un homme innocent à dix ans de prison. Cinq ans passent encore, mais dix, c'est un peu fort de café” (chapitre VI). Et à l'aumônier déprimé par le manque de ferveur religieuse parmi les soldats, “il y avait dans le temps un curé doyen qui, après que sa vieille gouvernante a eu décampé en emportant leur gosse et leur argent, a pris seulement une femme de ménage” (chapitre XII).
1920 roman
Vaclav HAVEL - audience vernissage petition

Vaclav HAVEL - audience vernissage petition

Sa première pièce, la Fête en plein air (Zahradní slavnost) (1963), présentait d'une remarquable manière la forte régénération des tendances qui prévalaient dans la culture et la société tchèque dans les années 1960 et qui a culminé lors du Printemps de Prague de 1968. Pour lui, son action dans la vie publique et culturelle est un moyen de promouvoir son idéal démocratique.
Václav Havel est d'abord inspiré par le théâtre de l'absurde, puis sa parole dissidente prend le dessus.

Après l'invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes soviétiques en 1968, qui marque la fin du processus de libéralisation du Printemps de Prague, Václav Havel n'a pas abandonné ses convictions, dont il trouvait inspiration dans les écrits de Jan Patočka et Martin Heideggernote 1,4, comme de nombreux dissidents tchèques de son époque. Il a été président du Cercle des écrivains indépendants, puis membre actif au sein du club des Sans-parti engagés. Son engagement lui coûte une censure de ses pièces (En 1974, il travaille dans une brasserie). Par la suite, Václav Havel commence à être connu par la communauté internationale comme un représentant de l'opposition intellectuelle tchécoslovaque. En tant que citoyen, il proteste contre l'oppression intense qui marque la Normalisation en Tchécoslovaquie.
1975 theatre
Georg Wilhelm Friedrich HEGEL - La Raison dans l'histoire

Georg Wilhelm Friedrich HEGEL - La Raison dans l'histoire

«L'Esprit est libre. Faire de son essence une réalité effective, accéder à cet accomplissement, tel est le but poursuivi par l'Esprit du monde au cours de l'histoire universelle.»

Georg Wilhelm Friedrich Hegel, né le 27 août 1770 à Stuttgart et mort le 14 novembre 1831 à Berlin, est un philosophe allemand. Son œuvre, postérieure à celle de Kant, est l'une des plus représentatives de l'Idéalisme allemand et a eu une influence décisive sur l'ensemble de la philosophie contemporaine.

Hegel enseigne la philosophie sous la forme d'un système de tous les savoirs suivant une logique dialectique. Le système est présenté comme une « phénoménologie de l'esprit » puis comme une « encyclopédie des sciences philosophiques », titres de deux de ses ouvrages, et englobe l'ensemble des domaines philosophiques, dont la métaphysique et l'ontologie, la philosophie de l'art et de la religion, la philosophie de l'histoire, la philosophie morale et politique ou la philosophie du droit.

Le sens commun ne peut pas trouver dans la philosophie ce qu'il en attend, car la philosophie est en soi un dépassement de ce sens commun et de ses fausses évidences. C'est que la philosophie, comme science, ne se contente pas de classer diverses représentations du réel. Il ne suffit pas non plus que ces représentations renvoient à des déterminations de pensée, comme celles qu'on trouve dans un droit encore non-philosophique, qui définit le contrat, le vol, la propriété, etc. La philosophie doit montrer comment, selon quelle nécessité rationnelle, l'esprit, en se réfléchissant lui-même, se détermine dans une série de moments nécessaires, où il ne s'aliène pas, puisqu'il demeure le mouvement, la vie, le logos, qui les anime et les engendre de l'intérieur. La pensée qui demeure à la certitude du sensible, de même que la philosophie classique d'entendement, peineront donc à comprendre la philosophie absolue.
1830 essai philosophique