arpoma.com - connaitre pour mieux comprendre - histoire arts culture actualite la culture en quelques clics
page precedente     retour menu     actualiser     rechercher
peinture / litterature / musique 1 - 2 / cinema / photographie / lieux / histoire / documentation /
roman / policier / historique / recit / essai / aventure / jeunesse / poesie / theatre / rire / epopee / la Bible /

◀◀       aleatoire     ►► 
page unique / kaleidoscope / liste
Yann QUEFFELEC - Les noces barbares

Yann QUEFFELEC - Les noces barbares

"Ludo crut punir sa mère en lui battant froid. Il ne cracha plus dans le café du jeudi matin, ne colla plus ses lèvres sur le bol où elle avait bu, bloqua sa respiration quand ils se croisaient. Son point d'honneur, voulait que toute intimité fût désormais radiée de ces gestes par lesquels, chaque jour, il la servait. Nicole affectait de ne rien remarquer. On eut dit que la brouille installée par son fils répondait à ses vœux. Sa froideur, à lui, n'avait d'autre avenir que la tristesse, il ne s'enfonçait dans l'hostilité que pour s'y résigner le plus tard possible. ..."

Prix Goncourt 1985

Fruit d'une alliance barbare et d'un grand amour déçu, Ludovic, enfant haï par sa trop jeune mère - Nicole et ses grands-parents, vit ses premières années caché dans un grenier. La situation ne s'arrange guère après le mariage de Nicole avec Micho, brave et riche mécanicien qui cherche à protéger Ludovic. Hantée par ses amours brisées, sombrant dans l'alcoolisme et méprisant son mari, la jeune femme fait enfermer son fils dans une institution pour débiles légers. Mais Ludovic n'est pas l'arriéré qu'on veut faire de lui. Il ne cesse de rêver à sa mère qu'il adore et qu'il redoute. Même une première expérience amoureuse ne parvient pas à l'en détourner. Son seul but, son unique lumière : la retrouver. S'enfuyant un soir de Noël, il trouve refuge sur la côte bordelaise, à bord d'une épave échouée, écrit chez lui des lettres enflammées qui restent sans réponse. Et c'est là-bas, sur le bateau dont il a fait sa maison, que va se produire entre Nicole et son fils une scène poignante de re-connaissance mutuelle - qui est aussi le dernier épisode de leurs noces barbares.

Né à Paris en 1949, Yann Queffélec est un écrivain français. Il est le fils de l’écrivain breton Henri Queffélec et le frère de la pianiste Anne Queffélec. Bien qu’il vive encore à Paris, il a gardé de fortes attaches en Bretagne. Il entame sa carrière d’écrivain en éditant à 32 ans une biographie de Béla Bartók. Quatre ans plus tard, il reçoit le prix Goncourt pour son roman Les noces barbares. Il est l’auteur de nombreux romans et d’un recueil de poèmes et aussi des paroles de chansons, notamment pour Pierre Bachelet. En 1998, il anime sur internet la création d'un roman interactif Trente jours à tuer
1985 roman
Eca de QUEIROZ - le crime du Padre Amaro

Eca de QUEIROZ - le crime du Padre Amaro

C'est 1875 en revue et en 1876 en librairie que parut l'édition définitive de ce classique portugais. Sous-titré "Scènes de la vie dévote" le roman d'Eça de Queiroz est un livre engagé: libéral et anticlérical, l'auteur est inspiré par l'école naturaliste. Le rapprochement avec "La Faute de l'abbé Mouret" vient à l'esprit car l'œuvre de Zola fut également publiée en 1875. Cependant "le Crime du Padre Amaro" est complètement différent de son contemporain français, tant par le milieu décrit que par l'histoire qui s'y déroule.

• Issu d'un milieu modeste, le père Amaro Vieira est nommé par piston à Leiria, pour succéder au curé de la cathédrale, mort d'excès de table. Le romancier nous propose ainsi une galerie de portraits. D'abord les ecclésiastiques: des curés de campagne et de petites villes de province, assez âgés pour la plupart, au milieu desquels tranche Amaro, à peine sorti du séminaire et bien bel homme. Autour de ces ecclésiastiques, gravite un groupe de parentes dévotes et collectionneuses de bondieuseries. Tous ne mènent pas une vie exemplaire: le chanoine Campos, par ailleurs propriétaire foncier et fier de son vin, vit une «longue liaison avec Augusta Caminha, qu'on appelait la São Joaneira, parce qu'elle était originaire de São João de Foz.» A peine arrivé à Leiria, le bel Amaro, piloté par le chanoine et installé par ses soins comme locataire chez la São Joaneira, devient rapidement et secrètement l'amoureux de sa fille, la belle Amélia.

• En arrière-plan de ce milieu clérical, le roman donne un aperçu de la société portugaise vers 1870, encore politiquement dominée par l'aristocratie et économiquement par des campagnes arriérées. Les idées nouvelles sont exprimées par le médecin, le docteur Gouveia, voire par João Eduardo le clerc de notaire secrètement libre-penseur, tandis que les idées les plus conservatrices ne manquent pas de défenseurs. Ainsi le chemin de fer est-il encore l'objet de méfiances populaires. Eça de Queiroz n'a aucun mal à nous montrer comment l'Eglise règne sur les âmes simples persuadées d'être menacées de l'Enfer pour d'innombrables péchés. Sur cette société archaïque, le pouvoir de l'Eglise est étendu, immense, malgré la loi sur la liberté de la presse qui permet d'égratigner le clergé local par l'entremise d'un pamphlet anonyme paru dans "La Voix du District" du Dr Godinho.
1880 roman
Raymond QUENEAU - Exercices de style

Raymond QUENEAU - Exercices de style

Un jour de canicule sur un véhicule où je circule,
gesticule un funambule au bulbe minuscule,
à la mandibule en virgule et au capitule ridicule.
Un somnambule l’accule et l’annule, l’autre articule : « crapule »,
mais dissimule ses scrupules, recule, capitule
et va poser ailleurs son cul.

Exercices de style est l'un des ouvrages les plus célèbres de l'écrivain français Raymond Queneau. Paru en 1947, ce livre singulier raconte 99 fois la même histoire, de 99 façons différentes.
L'histoire elle-même tient en quelques mots. Le narrateur rencontre dans un bus un jeune homme au long cou, coiffé d'un chapeau orné d'une tresse tenant lieu de ruban. Ce jeune homme échange quelques mots assez vifs avec un autre voyageur, puis va s'asseoir à une autre place. Un peu plus tard, le narrateur revoit le même jeune homme devant la gare Saint-Lazare en train de discuter avec un ami qui lui conseille d'ajuster (ou d'ajouter) un bouton de son pardessus.



Glabre de la vaisselle et tressé du bonnet,
Un paltoquet chétif au cou mélancolique
Et long se préparait, quotidienne colique,
À prendre un autobus le plus souvent complet.
L’un vint, c’était un dix ou bien peut-être un S.
La plate-forme, hochet adjoint au véhicule,
Trimbalait une foule en son sein minuscule
Où des richards pervers allumaient des londrès*.
Le jeune girafeau, cité première strophe,
Grimpé sur cette planche entreprend un péquin
Lequel, proclame-t-il, voulait sa catastrophe,
Pour sortir du pétrin bigle une place assise
Et s’y met. Le temps passe. Au retour un faquin
À propos d’un bouton examinait sa mise.
1947 poesie
Raymond QUENEAU - Zazie dans le metro

Raymond QUENEAU - Zazie dans le metro

Zazie dans le métro est un roman de Raymond Queneau, paru en 1959. Parodie burlesque de multiples formes romanesque (roman d'apprentissage, épopée de l'Odyssée d'Homère), il se sert du néo-français à des fins comiques1. Premier succès populaire de Queneau, il met en scène une galerie de personnages pittoresques mais se veut aussi une réflexion philosophique sur l'identité et la vérité.
1959 roman
Pascal QUIGNARD - Les ombres errantes

Pascal QUIGNARD - Les ombres errantes

"Il y a dans lire une attente qui ne cherche pas à aboutir. Lire c'est errer. ".

Prix Goncourt 2002

Ni argumentation philosophique, ni petits essais érudits et épars, ni narration romanesque, ce livre hybride morcellé fait tomber tous les genres et ouvre une réflexion sur la littérature, à travers nombres de volumes évoqués, auxquelles se mêlent de pur récit de fiction et des réflexions en tout genre.


2002 roman
Francois RABELAIS - Gargantua

Francois RABELAIS - Gargantua

Grandgousier estoit bon raillard en son temps, aymant à boyre net autant que homme qui pour lors fust au monde, et mangeoit voluntiers salé.
A ceste fin, avoit ordinairement bonne munition de jambons de Magence et de Baionne,
force langues de beuf fumées, abondance de andouilles en la saison et beuf sallé à la moustarde, renfort de boutargues , provision de saulcisses, non de Bouloigne (car il craignoit ly boucon de Lombard), mais de Bigorre, de Lonquaulnay, de la Brene et de Rouargue .

En son eage virile, espousa Gargamelle, fille du roy des Parpaillos, belle gouge et de bonne troigne, et faisoient eux deux souvent ensemble la beste à deux doz, joyeusement se frotans leur lard, tant qu'elle engroissa d'un beau filz et le porta jusques à l'unziesme moys.

Car autant, voire dadvantage, peuvent les femmes ventre porter, mesmement quand c'est quelque chef d'oeuvre et personnage que doibve en son temps faire grandes prouesses, comme dict Homere que l'enfant duquel Neptune engroissa la nymphe nasquit l'an après revolu : ce fut le douziesme moys. Car (comme dit A. Gelle, lib iij), ce long temps convenoit à la majesté de Neptune, affin qu'en icelluy l'enfant feust formé à perfection. A pareille raison, Jupiter feist durer xlviij heures la nuyct qu'il coucha avecques Alcmene, car en moins de temps n'eust il peu forger Hercules qui nettoia le monde de monstres et tyrans.

Grandgousier, le père de Gargantua, adore manger. Il épouse Gargamelle, fille du roi des Papillons. De leur union naît Gargantua qu’elle porte pendant onze mois. Gargamelle, enceinte de Gargantua, fait abattre des centaines de milliers de bœufs pour mardi-gras, et elle invite des amis pour ce repas trop imposant pour elle. Malgré son état et les remontrances de son mari, Gargamelle ne peut résister aux tripes et au vin. Ils dansent, chantent, commencent à se disputer. Ivres, ils tiennent des propos incohérents. Pendant la beuverie, Gargamelle ressent des contractions et met au monde de manière insolite Gargantua. Il sort de l’oreille gauche de sa mère et réclame aussitôt à boire.
Son père, en découvrant l’enfant, s’écrie : « Quel grand (gosier) tu as » Et l’enfant est appelé alors Gargantua.

La vie très horrifique du grand Gargantua, père de Pantagruel, ou plus simplement Gargantua, est le deuxième roman de François Rabelais. D’une structure comparable à celle de Pantagruel, mais d’une écriture plus complexe, il conte les années d’apprentissage et les exploits guerriers du géant Gargantua. Plaidoyer pour une culture humaniste contre les lourdeurs d’un enseignement sorbonnard figé, Gargantua est aussi un roman plein de verve, d’une grande richesse lexicale, et d’une écriture souvent crue, volontiers scatologique. Immédiatement le nouveau-né est mort de soif et réclame «à boyre». Surpris et amusé par une telle soif, Grandgousier, son père, s’exclame : «Que grand (gosier) tu as», ce qui vaudra à l’enfant d’être appelé Gargantua.
Rabelais a publié Gargantua sous le même pseudonyme que Pantagruel : Alcofribas Nasier (anagramme de François Rabelais) Abstracteur de Quinte Essence.
1534 epopee
Jean RACINE - Andromaque

Jean RACINE - Andromaque

Après la guerre de Troie, au cours de laquelle Achille a tué Hector, la femme de ce dernier, Andromaque, est réduite à l'état de prisonnière avec son fils Astyanax par Pyrrhus, fils d’Achille. Pyrrhus tombe amoureux d'elle alors qu'il doit en principe épouser Hermione, la fille du roi de Sparte Ménélas et d'Hélène.

Andromaque, jouée pour la première fois en 1667. est le premier chef-d'oeuvre de Jean Racine. La pureté du langage, la force lumineuse du caractère d'Andromaque, son saisissant contraste avec l'obscurité d'Hermione font de cette tragédie un jalon essentiel vers ce qui, dix ans plus tard, deviendra la "grande" pièce de Racine : Phèdre
1667 theatre
Raymond RADIGUET - le diable au corps

Raymond RADIGUET - le diable au corps

C'est le récit d'une histoire d'amour entre un jeune homme et une femme tandis que le fiancé de cette dernière se bat sur le front durant la Première Guerre mondiale. Cette œuvre marque les esprits par l'extraordinaire sens de la formule de son auteur, et surtout le mythe qui l'entoure (Radiguet est mort à l'âge de 20 ans). Des thèmes tels que l'adolescence, la trahison, le scandale, la parentalité, l'adultère, les doutes amoureux sont magistralement abordés dans cet ouvrage.
Le Diable au corps est un roman de Raymond Radiguet paru en 1923.
Autour de cette intrigue, l'auteur a voulu peindre le cycle de la vie dans ces bornes que sont l'enfance et la maturité. On peut cependant y voir également l'expression du risque que court la société en se livrant à toutes sortes de calculs à des fins proprement égoïstes. Voilà une adolescence meurtrie par l'ennui provoqué par quatre années de guerre. On assiste à la désorganisation de la cellule familiale, à la déstabilisation des institutions et surtout à la négation de la valeur intrinsèque de l'homme, qui semble désormais être ravalé à l'état de machine dont le fonctionnement reste conditionné par des forces extérieures.
1923 roman
Atiq RAHIMI - Pierre de Patience

Atiq RAHIMI - Pierre de Patience

Prix Goncourt 2008

Une femme veille son mari. Elle cale sa respiration sur celle de l'homme blessé. Ses lèvres tremblent. Elle prie, égrène son chapelet, scande quatre-vingt-dix-neuf fois l'un des noms de Dieu, « Al-Qahhâr, Al-Qahhâr, Al-Qahhâr », souffle, recommence. Elle se berce au son de sa propre litanie, veut croire, espérer. Elle craint ce corps inerte, lui murmure des choses insensées, jamais prononcées, fragments de tendresse, d'illusions enfuies. Jusqu'alors clandestine, une audace la tenaille. L'impatience monte en elle. Elle s'insurge et laisse des paroles âpres, folles, terrées depuis trop longtemps s'échapper de ses entrailles. Un flot – toute sa vie – franchit sa bouche soumise. Lui viennent alors des mots interdits, des mots rebelles. Elle apostrophe Dieu et son enfer, insulte les hommes et leurs guerres, maudit son époux, soldat d'Allah, héros vaincu par sa fierté de mâle, son obscurantisme religieux, sa haine de l'autre. Elle prie, elle crie. Elle était silence, abnégation. Elle ­devient femme.

Atiq Rahimi a mis toutes ses tripes de poète afghan dans ce quatrième livre, mais premier écrit en français. Peut-être lui fallait-il abandonner sa langue maternelle, le persan, s'approprier le français pour s'immiscer dans la peau de cette femme courage, se laisser couler dans ses souffrances, écrire pour elle la dignité en lui offrant des paroles de rage, crues, provocantes, chargées de désirs inassouvis – amour, sexe et plaisir proscrits.

Un jour, hors d'elle, comme pour se venger de cet époux tyrannique, elle provoquera des hommes en armes, se fera putain. Elle devient violence, se met en guerre contre l'hypocrisie, tient sa revanche : « Je vends ma chair, comme vous vendez votre sang. » Syngué sabour signifie en persan « pierre de patience ». Là-bas, on raconte que jadis existait une pierre magique à laquelle on peut se confier : « La pierre t'écoute, éponge tous tes mots, tes secrets, jusqu'à ce qu'un beau jour elle éclate. […] Et ce jour-là, tu es délivré de toutes tes souffrances, de toutes tes peines. »

Atiq Rahimi s'est fait pierre de patience, a recueilli et réinventé les douleurs et les espoirs des martyrs, toutes femmes de l'ombre, comme pour leur offrir une mémoire, que leurs luttes soient à jamais synonymes de vérité, de liberté. Cette femme, à qui il donne un rôle de tragédienne antique, devient symbole : « Cette voix qui émerge de ma gorge, c'est la voix enfouie depuis des milliers d'années. »

Dans une chambre, « quelque part en Afghanistan ou ailleurs », une femme veille son mari. Est-il mort ? en vie ? Dehors, des coups de feu, des pas précipités, des gémissements, puis à nouveau le silence. Dans une solitude de fin de monde, la femme se dévoile, se révèle à elle-même, prend conscience de son corps, égrène non plus le nom de Dieu mais ses souvenirs, ses rêves avortés, son mariage forcé, sa sœur vendue à un vieillard, l'honneur de la famille fondé sur l'intransigeance, l'arbitraire, et puis ces guerres fratricides qui n'en finissent jamais... Hymne à la liberté et à l'amour, Syngué sabour enfle comme un requiem, incantatoire, obsédant. Magique comme une pierre de patience.

Martine Laval, TELERAMA
Le 20 mars 2009 à 11h00
2008 roman
le RAMAYANA

le RAMAYANA

Le Rāmāyana (qui signifie en sanskrit « le parcours de Rāma ») est la plus courte des épopées mythologiques de langue sanskrite composées entre le iiie siècle av. J.‑C. et le iiie siècle de notre ère. Constitué de sept livres et de 24 000 vers, le Râmâyana est, avec le Mahābhārata, l'un des écrits fondamentaux de l'hindouisme et de la mythologie hindoue.

Le Rāmāyana commence bien après la naissance de Rāma par la plainte de la Terre dévastée qui, sous la forme d'une vache, s'adresse à Vishnou et le met en face de sa responsabilité.
Le Rāmāyana raconte la naissance et l'éducation du prince Rāma qui est le septième avatar du dieu Vishnou, la conquête de Sîtâ et son union avec elle. L'œuvre raconte également l'exil de Rāma, l'enlèvement de Sîtâ, sa délivrance et le retour de Rāma sur le trône.
Quand il est écarté du trône de son père (alors qu'il en est l'héritier légitime), Rāma s'exile d'Ayodhya, accompagné par Sîtâ et son frère Lakshmana. Puis Sîtâ est enlevée par le démon Râvana et emprisonnée à Lankâ (qu'on identifie généralement à l'île de Sri Lanka, mais que certains auteurs comme Louis Frédéric placent plutôt sur l'une du groupe des sept îles - peut-être la Heptanesia de Ptolémée - qui sont à l'origine de la ville de Mumbai). Après une longue et pénible recherche, Rāma la délivre avec l'aide d'Hanuman, général de l'armée des singes. Râvana est tué par Rāma qui récupère ensuite son trône et gouverne son royaume avec une grande sagesse.
Dans la partie qui constitue probablement un ajout écrit à une époque ultérieure, Sîtâ est accusée par la rumeur publique d'avoir commis un adultère au cours de sa captivité. Bien qu'elle soit innocente, elle quitte Rāma en emmenant ses fils avec elle et est recueillie par l'ermite Valmiki (on pense qu'il s'agirait du véritable auteur du Rāmāyana[réf. nécessaire]). Après plusieurs années, cette injustice étant réparée, Sîtâ retourne avec Rāma.

1100 epopee