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Nick BRANDT - lion avant l'orage

Nick BRANDT - lion avant l'orage

Lion Before Storm II – Sitting Profile. © 2010 Nick Brandt
2010
Gyula Halasz dit BRASSAI - amoureux dans un petit café place d'italie

Gyula Halasz dit BRASSAI - amoureux dans un petit café place d'italie


Robert CAPA - la mort du milicien

Robert CAPA - la mort du milicien

la photo a ete prise le 5 septembre 1936. Selon plusieurs auteurs, la photo est prise à l’instant exact de la mort de Borrell. On voit le soldat au moment de sa mort, tombant en arrière, vraisemblablement après avoir été blessé. Il est vêtu en civil, mais porte une ceinture-cartouchière, et le fusil qu’il tient de la main droite lui échappe. Les photos prises plus tôt dans la journée montrent le même homme, en vie, aux côtés de ses camarades de la Colonne Alcoiana.
Les clichés de Capa sur les combattants loyalistes à Cerro Muriano, dont celui du soldat mourant, sont publiées par le magazine français Vu, le 23 septembre 1936. Depuis, la Mort d’un soldat républicain a été reproduite de très nombreuses fois et est devenue un symbole de la guerre d’Espagne. C’est l’une des photos les plus célèbres de tous les temps.
1936
William CARRICK - Beggar. 1860

William CARRICK - Beggar. 1860


Henri CARTIER-BRESSON - rue Mouffetard

Henri CARTIER-BRESSON - rue Mouffetard

A travers des images apparemment anodines, Henri Cartier-Bresson traque les moments de vie, comme autant d’instants magiques, dans mille et un lieux, mille et un milieux. Il dresse, comme personne, le portrait d’un pays, d'une ville. Et comme toujours, ses images mêlent émotion et regard acéré. Cartier-Bresson nous montre que, même là où ne l'attend pas, la beauté existe … pour qui sait la voir.
1954
Gregory COLBERT - Ashes and Snow

Gregory COLBERT - Ashes and Snow

Ashes and Snow est une exposition de photographies artistiques et de films qui voyagent autour du monde dans un musée nomade, le Nomadic Museum.
Parmi les sujets humains figurent les moines birmans, les danseurs qui entrent en transe, le peuple San ainsi que d'autres tribus indigènes autour du monde.

Jacques DAGUERRE - Boulevard du Temple

Jacques DAGUERRE - Boulevard du Temple

En 1838, Daguerre photographie le Boulevard du Temple à Paris. Sur cette épreuve apparaît la première personne prise en photo. Non pas que l’on ait jamais essayé, mais le temps de pose était de plusieurs heures, ce qui compliquait la tâche. C’est un homme ayant attendu longtemps sans bouger, client d’un cireur de chaussures qui apparaît sur la "photo".
photographie, france, documentaire,
1838
Arko DATTA - apres le Tsunami

Arko DATTA - apres le Tsunami

World Press Photo Award 2004

L’image de Arko Datta montre une femme indienne prostrée devant le corps d’un proche victime du tsunami qui a dévasté l’Asie. La photo a été prise à Cuddalore, Tamil Nadu, le 28 décembre 2004 avec un reflex numérique Canon EOS-1D Mark II.
Patrick DEMARCHELIER - Nadja

Patrick DEMARCHELIER - Nadja

Patrick Demarchelier, né au Havre en 1943, est un photographe de mode et de publicité français.
Demarchelier commence la photographie à l'âge de 17 ans avec un appareil photo offert par son beau-père.
Demarchelier acquiert une solide formation en étant assistant du photographe Hans Feurer. Il devient rapidement indépendant et inaugure une nouvelle phase en photographie artistique de mode : des images désinvoltes et pétillantes. Il capte avec virtuosité l’instant où la femme a oublié le photographe, l’étincelle qui met à nu sa personnalité. Il aime le « rire vrai » et la beauté. En 1975, il s’installe à New York et parvient à percer. Ses premiers clients sont Calvin Klein, Versace, Chanel… Son nom est également souvent lié à Dior. À l’artifice et la superficialité il préfère le naturel et la spontanéité lui permettant ainsi de rentrer dans le domaine de l’art. Ami de Richard Avedon, ses portraits sont très appréciés tant par ses pairs que par toutes les stars internationales qui sont passées devant son objectif.
Demarchelier fait partie de la direction de divers magazines américains, ce qui fait de lui un des hommes les plus influents de la mode dans le monde avec Gilles Bensimon. Ses photographies ont souvent fait la couverture de Vogue, Harper's Bazaar, Marie Claire, Elle et d'autres magazines.
En 1989, il devient le photographe privé de Lady Diana. Il participe au calendrier Pirelli1 de 2005 et 2008.
Nadja Auermann, Christie Brinkley et Christy Turlington font partie des mannequins qu'il a fréquemment photographiés.
Demarchelier est l'auteur de nombreuses couvertures d'albums musicaux pour Elton John, Céline Dion, Madonna ou Janet Jackson.
Son nom est évoqué dans le film Le diable s'habille en Prada et il expose en 2008, au Petit Palais, à Paris2.
Raymond DEPARDON - la vie moderne

Raymond DEPARDON - la vie moderne

Il ne fait guère de doute que parmi les œuvres majeures du cinéma français de notre temps, celle de Raymond Depardon subsistera en bonne place. Il aura donné au documentaire une dimension autant poétique que sociologique, aussi personnelle qu’universelle. Il arrive, en effet, à regarder et à filmer des individus anonymes ou connus de lui seul, avec un intérêt si fort et si rempli d’humour, qu’il peut faire participer le spectateur à une compassion vraie, c’est-à-dire dénuée de toute commisération. Depardon a filmé les foules de la gare Montparnasse aux heures de pointe, les urgences de nuit dans un hôpital, les audiences d’un tribunal de flagrants délits : à chaque fois, par l’intelligence du découpage, la subtilité de la photographie, il nous fait voir autrement ces mondes que nous côtoyons ou croyons connaître.

Cette fois-ci, il nous fait pénétrer dans le monde paysan du centre de la France, dans les Cévennes, en achevant une trilogie dont les deux premiers volets ont pu passer inaperçus : Profils paysans, avec L’approche en 2001 et Le quotidien en 2005. Il s’appuie maintenant, très naturellement, sur ces expériences pour revenir au pays et voir où en sont les choses, ou plutôt les gens. Les vieux ont vieilli, mais sont toujours vaillants ; il y a quelques plus jeunes, qui furent pleins d’enthousiasme mais arrivent certains jours à se décourager tant l’avenir semble bouché ; une jeune fille veut quand même se consacrer à l’agriculture. Le constat économique, la réalité sociale semblent peu discutables : les villages se vident, la production n’est pas rentable, la vie est dure à la campagne pour une génération qui connaît nécessairement la ville et ses facilités, voire ses plaisirs.

Depardon filme donc la fin d’un monde mais c’est la manière dont il le fait qui est admirable. Armé de sa nouvelle caméra découverte en 2006, aidé de Claudine Nougaret pour la prise de son, il cadre les paysages et ses personnages, si on peut parler ainsi des personnes qu’il interroge, mais surtout il les laisse être eux-mêmes. Il a bien expliqué que, au cours du tournage, il sent parfois l’importance de ce qui va venir, d’une parole venue de l’expérience ou de la douleur, de l’angoisse, voire du ressentiment. A ce moment-là, il ne bouge plus, il attend, un peu comme un chasseur : parfois le silence s’éternise, puis vient le moment qui le dénoue, peut-être une phrase ou un sourire entendu. On pense analogiquement aux séances de pose, en plan moyen, sans un mot ni un geste, des Chartreux dans Le Grand silence.

L’engagement personnel du cinéaste lui donne sa profondeur. On entend sa voix, on aperçoit parfois son bras pour recevoir la familière et rituelle tasse de café. Il ne fait pas semblant de s’effacer ou de se faire invisible : c’est au contraire dans sa relation vraie aux paysans qu’il parvient au réel. Il ne cesse jamais d’être celui qui vient de la ville pour les photographier, faire un film qui sera projeté en salles, mais cela fait partie du contrat tacite qui ne tient pas de l’amitié ou du copinage, mais du respect mutuel. Lorsque Depardon dit, dans son livre La terre des paysans, que l’idée de ce film lui est venue du fait qu’il n’avait pas pu filmer son père, c’est vers ses propres racines qu’il se tourne.

De ce monde naturel et humain, il retrace l’austère beauté des paysages, l’ingrate noblesse des visages. Il fait vraiment œuvre de cinéaste lorsque, par un travelling, il montre la grandeur des sites de montagne qu’il nous fait découvrir, accompagnés de la musique de Fauré ; transposition lyrique qui s’intègre dans le déchirement d’un monde qui ne se plaint pas vraiment mais ne veut pas rester incompris avant de, sans doute, disparaître.