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Piero di Cosimo - Portrait de femme dit de Simonetta Vespucci (1490)

Simonetta Vespucci, jeune femme d’une grande beauté qui fut également peinte par Botticelli, fut la maîtresse de Giuliano de Médicis et mourut en 1476 à vingt-trois ans. Son amant commanda alors son portrait posthume, Piero di Cosimo n'ayant à sa mort qu'une quinzaine d'années. Il s'agit d'un portrait idéalisé, image de la beauté parfaite. La symbolique, avec le serpent de l’éternel recommencement et les arbres morts d'un côté et vifs de l'autre, évoque la brève destinée du modèle et le cycle de la vie.
Portrait de femme dit de Simonetta Vespucci 1490Details Piero di Cosimo.jpg



Francois Clouet - Elisabeth d Autriche (1571)

Fille de l’empereur Maximilien II et de Marie d’Autriche, fille de Charles-Quint, Elisabeth d’Autriche épousa en 1570 le roi de France Charles IX. Un portrait très proche se trouve au musée du Louvre ; ils furent exécutés sans doute tous deux en 1571, l’année du couronnement. Le traitement du visage, de la robe et des parures est remarquable.
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clouet - Elisabeth d Autriche reine de France 1571 chantilly, musee du chateau.jpg



Jean-Baptiste-Camille Corot - Le Concert champetre (1850)

Exposé au Salon de 1844 sous le titre Paysage avec figures, le tableau y fut très critiqué. Corot l’abandonna, puis le reprit treize ans plus tard pour le Salon de 1857 en le modifiant profondément : il supprima alors le jeune berger appuyé à l’arbre et écoutant les nymphes, il abaissa la ligne d'horizon, il remplaça la prairie à l'arrière-plan par un étang, rendant les figures plus impersonnelles.
corot - Le Concert champetre 1844 chantilly, musee du chateau.jpg



Eugene Delacroix - le corps de garde a Meknes (1847)

De janvier à juin 1832 Delacroix accompagna une ambassade française qui se rendait auprès du sultan du Maroc Mulay Abd-er-Rhaman ; il découvrit alors une nouvelle source d’inspiration qui remplaça l’Antiquité. Toute sa vie, il travailla d'après ses carnets de voyage, dont trois sont au Louvre et un à Chantilly. Ce tableau est la réplique originale du tableau du Salon de 1847 (Wuppertal, musée) commandée à Delacroix par le duc d'Aumale.
delacroix - Le corps de garde a Meknes 1847 chantilly, musee du chateau.jpg



Ecole francaise - Gabrielle d Estrees au bain (1598)

La composition est tirée du tableau de Clouet "Diane de Poitiers au bain" (Washington, National Gallery), mais il s’agit ici de la maîtresse du roi Henri IV avec ses fils, César, duc de Vendôme, né en 1594, et Alexandre de Vendôme, né en 1598, dans les bras de sa nourrice. Les fleurs et les fruits symbolisent la beauté et la fécondité de la jeune femme.
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ecole francaise - Gabrielle d Estrees au bain 1598 chantilly, musee du chateau.jpg



Enguerrand Quarton - la vierge de la misericorde (1452)

Ce tableau, commandé en 1452 par le banquier Pierre Cadard pour l'église des Célestins d'Avignon, représente la Vierge étendant son manteau de miséricorde sur les différents ordres de la société : à gauche les religieux - pape, cardinaux, archevêques, moines -, à droite, les laïcs, depuis la noblesse - empereur, roi, reine – jusqu’au peuple. De part et d’autre, figurent les parents du donateur, Jean Cadard et Jeanne des Moulins, en prière, présentés par leurs
enguerrand quarton - La Vierge de la Misericorde de la famille 1453chantilly, musee du chateau ().jpg



Enguerrand Quarton - la vierge de la misericorde (detail) (1453)

enguerrand quarton - La Vierge de la Misericorde de la famille 1453chantilly, musee du chateau (detail).jpg



Jean Fouquet - Heures d Etienne Chevalier, n 204 - L Annonciation (1450)

« Les Heures d’Étienne Chevalier, peintes par Jean Fouquet, forment l’apogée de son art d’enlumineur et une des merveilles de l’art occidental. Jean Fouquet, l’artiste, natif de Tours (v. 1415/1420-vers 1480), a réalisé des portraits, des retables, des miniatures et bien d’autres œuvres. Étienne Chevalier, le destinataire du manuscrit, né à Melun (v. 1410-1474), appartient aux cercles influents du pouvoir sous Charles VII et Louis XI. La réalisation du manuscrit est située traditionnellement dans les années 1450-1461, temps fort pour le royaume de France. Conservé dans la famille d’Étienne Chevalier, le manuscrit fut démembré au XVIIIe siècle puis dispersé. Quarante feuillets furent acquis par le duc d’Aumale en 1891. Il fit aménager dans son château de Chantilly un cabinet spécial, le Santuario, pour les présenter encadrés et réunis par groupe de quatre. N° 204 : Heures du Saint-Esprit - Matines. L’Annonciation : elle se déroule dans la Sainte-Chapelle de Bourges, fidèlement représentée. L’ange Gabriel est agenouillé face à la Vierge Marie assise entre deux livres, l’un ouvert, l’autre fermé, symbolisant respectivement Ancien et Nouveau Testament. »
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fouquet - Heures d Etienne Chevalier, n 204 - L Annonciation 1450 chantilly, musee du chateau.jpg



Frères Limbourg - Très Riches Heures du duc de Berry : chute des anges rebelles (detail 2) ()

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Frères Limbourg - Très Riches Heures du duc de Berry : chute des anges rebelles (detail 1) (1420)

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Frères Limbourg - Très Riches Heures du duc de Berry : mois de mai (1420)

Le manuscrit connu sous le nom des Très Riches Heures du duc de Berry est certainement l'un des plus célèbres manuscrits enluminés au monde. Il constitue « le trésor » le plus connu et le plus admiré parmi les collections du Château de Chantilly. Aboutissement d’un travail échelonné sur plus de 80 ans de 1412 à 1489 ce manuscrit est une œuvre chorale. Sur ce temps long trois artistes, ou groupes d’artistes se sont succédés. Les frères Limbourg, Paul, Jean, Herman, commandités par le duc de Berry alors au sommet de leur art produisent les premières enluminures. D’autres artistes poursuivent l’œuvre qui échappe de la sorte à l’échelle humaine : Barthélemy d’Eyck vers 1440, Jean Colombe de 1485 à 1489. Le duc d’Aumale lorsqu’il en prend possession un soir d’hiver de 1856, connaît peu de chose quant à sa provenance, son importance. Seul son goût très sûr, – c’est le plus grand bibliophile de son temps – ainsi que certains conseils l’ont aiguillé vers cette acquisition. Il ne sera formellement identifié que trente ans plus tard. Repéré dans l’inventaire après décès du duc de Berry en 1416 comme non relié, il se présente en volume lors de l’achat d’Aumale. Etudié par les savants les plus éminents, nombre d’interrogations demeurent encore quant à sa réalisation, sa cohérence, son histoire. Seule sa beauté irradiante émerge au dessus d’un mystère encore imparfaitement dissipé. Manuscrit du XVe siècle, sur parchemin. Composé de 206 feuillets, à deux colonnes. 66 grandes et 65 petites enluminures. Reliure en maroquin rouge, aux armes des familles Spinola et Serra. Le manuscrit est conservé dans une boîte recouverte d’une plaque très richement décorée en argent ciselée exécutée par Antoine Vechte (1799-1868). Cette enluminure entre dans la composition de la première partie du manuscrit, la plus célèbre, le calendrier illustrant les douze mois de l’année. Mois de Mai. Folio 5 verso : le mois de mai figure les signes astrologiques du taureau et des gémeaux, accompagnant le char solaire. Le thème retenu pour ce mois est la cavalcade traditionnelle du premier mai, où sont représentés des cavaliers richement habillés, des jeunes femmes vêtues de vert précédés par des sonneurs de trompes. Derrière la forêt se profilent les toits d’une cité tantôt identifiée comme Riom en Auvergne, ou Paris mais plus sûrement imaginaire.
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Frères Limbourg - Très Riches Heures du duc de Berry : chute des anges rebelles (1420)

Le manuscrit connu sous le nom des Très Riches Heures du duc de Berry est certainement l'un des plus célèbres manuscrits enluminés au monde. Il constitue « le trésor » le plus connu et le plus admiré parmi les collections du Château de Chantilly. Aboutissement d’un travail échelonné sur plus de 80 ans de 1412 à 1489, ce manuscrit est une œuvre chorale. Sur ce temps long trois artistes, ou groupes d’artistes se sont succédés. Les frères Limbourg, Paul, Jean, Herman, commandités par le duc de Berry alors au sommet de leur art produisent les premières enluminures. D’autres artistes poursuivent l’œuvre qui échappe de la sorte à l’échelle humaine : Barthélemy d’Eyck vers 1440, Jean Colombe de 1485 à 1489. Le duc d’Aumale lorsqu’il en prend possession un soir d’hiver de 1856, connaît peu de chose quant à sa provenance, son importance. Seul son goût très sûr, – c’est le plus grand bibliophile de son temps – ainsi que certains conseils l’ont aiguillé vers cette acquisition. Il ne sera formellement identifié que trente ans après son acquisition. Repéré dans l’inventaire après décès du duc de Berry en 1416 comme non relié, il se présente en volume lors de l’achat d’Aumale. Etudié par les savants les plus éminents, nombre d’interrogations demeurent encore quant à sa réalisation, sa cohérence, son histoire. Seule sa beauté irradiante émerge au dessus d’un mystère encore imparfaitement dissipé. Manuscrit du XVe siècle, sur parchemin. Composé de 206 feuillets, à deux colonnes. 66 grandes et 65 petites enluminures. Reliure en maroquin rouge, aux armes des familles Spinola et Serra. Le manuscrit est conservé dans une boîte recouverte d’une plaque très richement décorée en argent ciselée exécutée par Antoine Vechte (1799-1868). La chute des anges rebelles. Folio 64 verso : le calendrier est la partie la plus célèbre du manuscrit qui recèle nombre d’enluminures moins connues. Ces différents volets tout aussi exceptionnels sont : les Evangiles – les Psaumes – les Litanies – les Heures – les Offices– les Messes et les Fêtes. Il est aussi des feuillets isolés comme cette « chute des anges rebelles » qu’il est impossible de rattacher clairement aux différentes parties du livre d’heures. Le sujet est rarement traité et sa présence, aux dires de certains, doit répondre à un vœu du destinataire du manuscrit le duc de Berry ou de son entourage.
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Filippino Lippi - Esther choisie par Assuerus (1478)

Ce panneau et cinq autres, aujourd'hui conservés à Ottawa, Florence, Rome, et Paris (musée du Louvre), faisaient partie d'une suite de deux "cassoni" (ou coffres de mariage de la Renaissance florentine) qui illustraient l'histoire d'Esther. Le panneau représente trois scènes, rythmée par une architecture théâtrale. Au fond à gauche, lors d'un festin Assuérus demande à recevoir la reine Vasthi, à droite le banquet de Vasthi, au premier plan les jeunes filles défilent devant le roi qui choisit Esther. Assuérus symbolise le Christ épousant l'Eglise, figurée par Esther. Le sujet s'adapte parfaitement à un coffre de mariage. Filippino Lippi dans sa jeunesse travailla avec Botticelli.
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Filippino Lippi - Esther choisie par Assuerus (detail 1) ()

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Filippino Lippi - Esther choisie par Assuerus (detail 2) ()

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Filippino Lippi - Esther choisie par Assuerus (detail 3) ()

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Raphael - La Madone de Lorette (1509)

Le duc d’Aumale acquit ce tableau avec la collection de Salerne comme une copie d'un célèbre tableau perdu de Raphaël peint pour l'église Santa Maria del Popolo à Rome. C’est seulement en 1979 que, grâce au numéro d'inventaire 133 peint en bas à gauche sur le tableau, il fut identifié comme l'original (en dessous, un témoin montre l'état de conservation avant restauration, qui avait empêché de reconnaître la main du maître). La gravité de la Vierge, son attitude évoquant sainte Véronique essuyant le visage du Christ, et le voile, symbole du linceul, annoncent la Passion.
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Raphael - La Madone de la maison d Orleans (1506)

La Madone de la Maison d'Orléans appartenait aux collections des Orléans jusqu'à la Révolution. En 1791 Philippe-Egalité vendit ses peintures italiennes et le tableau passa en Angleterre, où le duc d'Aumale le racheta en 1869 en raison de sa provenance. C’est un tableau de dévotion privée de Raphaël jeune, l’iconographie est encore très médiévale. Le pot de "tyriana" à l'arrière-plan est un remède contre les morsures de serpent, symbole du mal. Le tyriana et la pomme sont donc l'image du rachat du péché par le Christ.
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Raphael - les trois graces (1505)

Raphaël réalisa Les Trois Grâces d'après un marbre antique. A l'origine, la femme de droite esquissait un geste de pudeur, celle du centre posait ses mains sur les épaules de ses compagnes et celle de gauche tenait une pomme : c’était donc un jugement de Pâris, le berger figurant sur le panneau conservé à la National Gallery de Londres sous le titre Le songe du Chevalier. Raphaël changea ensuite la composition et fit des trois femmes les Hespérides, qui confèrent l'immortalité à celles à qui elles offrent ces pommes. Les trois boules d'or figurant dans les armes des Médicis pourraient aussi être une allusion au commanditaire du tableau.
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Stefano di Gionvanni dit Sassetta - Le mariage mystique de saint Francois d Assise (1444)

Ce panneau de Sassetta, issu du polyptique démembré de l'église franciscaine de Borgo San Sepolcro (dont les autres éléments figurent au Louvre, à Londres, à Cleveland, à Berlin, etc), montre saint François, devant la ville d'Assise, représentée sous la forme d’une maquette, et trois figures incarnant les vertus franciscaines : l'Obéissance, la Chasteté et la Pauvreté, à laquelle il passe l’anneau de mariage; en haut, les Vertus s’envolent, tandis la Pauvreté, la vertu franciscaine par excellence, se retourne vers le saint.
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Stefano di Gionvanni dit Sassetta - Le mariage mystique de saint Francois d Assise (detail) ()

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Jean-Antoine Watteau - le donneur de serenades (Mezetin) (1715)

Au début du XVIIIème siècle, Watteau créa un genre nouveau en peinture, celui des "fêtes galantes", et réussit à se faire admettre dans ce genre à la rigide Académie royale de Peinture. Ses œuvres représentent fréquemment des personnages de la commedia dell'arte, au milieu de fêtes dans des parcs à la tombée du jour où les jeunes gens courtisent les jeunes femmes dans des ambiances un peu mélancoliques. Le Donneur de sérénades représente un modèle assez fréquent dans l'œuvre de Watteau. Rapidement exécutés dans de petits formats, ces deux œuvres témoignent de l'étonnante virtuosité de Watteau.
watteau - Le donneur de serenades (Mezetin) 1715 chantilly, musee du chateau.jpg