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La Haye - Mauritshuis ()

Le Mauritshuis (littéralement Maison de Maurice), officiellement dénommé Cabinet royal de peintures Maurithuis est un musée situé à La Haye, aux Pays-Bas, principalement consacré à l'art du xviie siècle (le siècle d'or néerlandais). Il a attiré un peu moins de 250 000 visiteurs en 2007.
Le musée, composé de petites salles intimistes, renferme entre autres des peintures de Johannes Vermeer (Vue de Delft, La Jeune Fille à la perle, etc.) et de Rembrandt van Rijn (la leçon d'anatomie du docteur Tulp).
@la haye mauritshuis.jpg



Paulus POTTER - jeune taureau ()

La peinture néerlandaise du XVIIème siècle aime représenter le milieu agricole, ses paysages et son monde animalier. Témoin de son temps, Paulus Potter, peintre né à Enkhuysen, apporte sa touche personnelle à des tableaux qui retracent le quotidien d’une Hollande qui veut renvoyer une image paisible de la paysannerie. Potter gomme – en partie – sur ses œuvres la vie très dure de ces gens du peuple. Ainsi, sa toile peinte en 1647, Jeune taureau où les animaux se côtoient dans un environnement calme, sous l’œil apaisé du berger… Potter, sorte de sociologue de la toile, observe, décrypte, traduit, témoigne. Toutefois, si ses représentations se veulent positives au premier plan, au loin, les nuages s’amoncellent, le ciel se charge, menaçant. L’artiste garde donc tout de même une certaine vigilance quant à ce qu’il restitue. Il ne triche pas vraiment avec la réalité, il maîtrise sa liberté d’Homme de bonne volonté. En 1649, Paulus Potter est accueilli à La Haye chez son ami Jan Van Goyen. Ce peintre lui insuffle une énergie, une force que l’on retrouve notamment dans Chevaux à la porte d’une chaumière – 1649, ou encore Vache qui pisse (!) – 1649. Malgré cette libération d’une personnalité qui s’affirme de plus en plus, Potter ne rencontre aucune reconnaissance du milieu artistique. Il réagit, quitte La Haye pour gagner Amsterdam. Nous sommes en 1652 et alors qu’il n’est âgé que de 27 ans, il ne reste plus que deux ans à vivre à ce grand paysagiste… Il peint, s’épuise mais ses coups de pinceau le confortent dans l’assurance qu’il doit continuer : Prairie – 1652, Départ pour la chasse – 1652, Cheval pie – 1653… Si Potter s’éteint trop prématurément, il a cependant marqué la peinture jusqu’au XIXème siècle. Tout d’abord en raison de sa particularité à représenter notamment les bovins mais aussi en utilisant des messages sur la toile moins anodins qu’il n’y paraît. Ainsi montre-t-il un monde animal dominant l’Homme… Sa façon à lui de dire – à l’instar de Jean de La Fontaine son contemporain – qu’on a toujours besoin d’un plus petit que soi…

Ivan Calatayud
potter - Young Bull. 1647. Oil on canvas. 236 x 339 cm. Mauritshuis, The Hague, Netherlands.jpg



REMBRANDT - la leçon d'anatomie ()

C'est le premier portrait de groupe peint par Rembrandt alors âgé de 26 ans. À Amsterdam, il y avait autrefois, au Waag, un théâtre d'anatomie où a été fait ce tableau.
La leçon d'anatomie eut lieu le 16 janvier 1632. La corporation des chirurgiens d'Amsterdam dont Tulp faisait partie n'autorisait par an qu'une dissection publique ; le corps qu'on utilisait devait être celui d'un criminel exécuté. En l'occurrence il s'agit d'Aris Kindt (Adriaan Adriaanszoon), âgé de 41 ans. Le jour même il avait été pendu pour vol à main armée.
Outre Nicolaes Tulp sont représentés également les chirurgiens Jacob Blok, Hartman Hartmanszoon, Adraen Slabran, Jacob de Witt, Mathijs Kalkoen, Jacob Koolvelt et Frans van Loenen.
En 2006, dans le journal néerlandais de médecine Nederlands Tijdschrift voor Geneeskunde, paraît un article dans lequel le tableau a fait à son tour l'objet d'une véritable dissection. La disposition anatomique telle qu'elle est présentée sur le tableau ne semble pas exacte. Ainsi il semble que des éléments du musculus flexor digitorum superficialis ont changé de position, que certains muscles n'apparaissent pas et que la structure longitudinale blanche que l'on voit sur le côté de l'os cubital n'existe pas. Toutefois il est probable que cette structure blanche soit en rapport avec une variété du nervus ulnaris1.
L'écrivain allemand W. G. Sebald propose dans Les Anneaux de saturne une théorie étonnante sur ce tableau. Il croit y voir en effet que Rembrandt, loin de toute anatomie réelle, peint dans le bras gauche anatomisé en réalité le dos du bras droit laissé entier (en raison de la position du pouce gauche). Apparemment pourtant, selon les spécialistes d'anatomie fonctionnelle, il n'en est rien.[réf. nécessaire]
Ce tableau du jeune Rembrandt est un tableau commandé par la puissante guilde des chirurgiens dont Tulp est un représentant éminent.
Le tableau renvoie à tout ce qui agite alors le monde de la connaissance et des savants : le mouvement. Mouvement de l'âme (on dit que Descartes, alors vivant exilé en Hollande est bien présent sur ce tableau donc représenté… dans cette leçon d'anatomie) ; mouvement des planètes (Galilée est en procès au même moment en Italie), mais aussi mouvement du corps, à une période où la dissection n'est admise encore qu'à titre exceptionnel : celle du professeur Tulp a lieu une seule fois par an, et en hiver pour une meilleure conservation des cadavres. Seul alors l'ouvrage De humani corporis fabrica de Vésale, premier ouvrage d'anatomie et édité près de cent ans plus tôt, fait référence.[réf. nécessaire]
Il est vrai en tout cas que, si toute leçon d'anatomie commence d'abord alors systématiquement par une éviscération, celle de Rembrandt qui se concentre sur le mouvement des doigts et l'anatomie de la main recèle un profond mystère.

Leçon d'anatomie du docteur Tulp (ou Leçon d'anatomie du docteur Nicolaes Tulp ou Leçon d'anatomie du professeur Tulp) est une peinture à l'huile sur toile de 169,5 × 216,5 cm réalisée par Rembrandt en 1632.
En 1828, la vente publique de ce tableau au profit de la caisse des veuves de chirurgiens fut décidée. Le roi Guillaume Ier fit empêcher cette vente et donna l'ordre d'acheter ce chef-d'œuvre pour son « cabinet royal de tableaux ». On peut maintenant le voir au Mauritshuis de La Haye.
Le tableau montre une leçon d'anatomie avec un groupe de chirurgiens auprès du Pr Nicolaes Tulp (1593-1674).
rembrandt - The Anatomy Lesson of Dr. Nicolaes Tulp. 1632. Oil on canvas. 169.5 x 216.5 cm. Mauritshuis, The Hague, Netherlands.jpg



Johannes VERMEER - la jeune fille a la perle ()

La Jeune Fille à la perle ou La Jeune Fille au turban (Meisje met de Parel) a ete peint par Vermeer vers 1665, le tableau est exposé au Mauritshuis de La Haye. On l'appelle aussi la « Joconde du Nord ».
Vermeer a travaillé avec des éléments chromatiques simples ; quelques glacis du même pigment expriment les ombres. Le turban, mélange d'outremer et de blanc, est surmonté d'un tissu jaune éclatant ; la veste modelée avec un ocre plus clair fait ressortir le blanc du col qui se reflète dans la perle. L'art de la carnation tient dans un glacis mince, de couleur chair, sur un sous-modelage transparent. André Malraux soulignait la simplification magistrale qui en fait un « galet translucide ».
Reproduite dans tous les manuels et abrégés d'histoire de l'art, punaisée aux murs des quatre coins du monde, La Jeune Fille à la perle (à laquelle une récente restauration a redonné tout son éclat)1 ne laisse pourtant pas d'intriguer et de fasciner. Elle fut achetée en 1881 pour une bouchée de pain, 2 florins et 30 centimes2 seulement par le collectionneur Arnoldus Andries Des Tombes3. Celui-ci dut sa bonne affaire au piteux état de la toile, trouée au niveau de l'œil et de la pommette gauche. Il la lèguera à sa mort au musée Mauritshuis de La Haye.
Bientôt qualifié de « Joconde du Nord », ce visage à la troublante beauté n'a pas perdu une once de son mystère en trois siècles, et continue de susciter bien des interrogations. Loin d'être méticuleusement indiqués à la manière de Frans van Mieris de Oudere et d'autres portraitistes du temps, tels que Gabriel Metsu (1629-1667), Gérard Dou (1613-1675), Gerard ter Borch (1617-1681), Jan Steen (1625-1679), Pieter de Hooch (1629-1684), les traits de la figure ne sont pas nettement définis, accentuant d'autant sa beauté. Fondue avec la joue droite, l'arête du nez est invisible.
Vermeer, par cette audacieuse astuce, efface ainsi la frontière entre la réalité et l'image, le spectateur et le tableau. Omettant de marquer la ligne du nez, de sorte que notre regard prolonge la touche du peintre pour restituer les parties du visage qui n'y sont pas, il nous fait enter dans la toile. On ignore encore aujourd'hui si la jeune fille représentée était une femme de Delft, la fille aînée de l'artiste ou une figure idéalisée4.
peinture, pays-bas, huile sur toile, 45 × 40, La Haye Mauritsuis
huile sur toile 46.5 × 40 cm,la haye mauritshuis vermeer
vermeer - Girl with a Pearl Earring. 1665. Oil on canvas. 46.5 x 40 cm. Mauritshuis, The Hague, Netherlands.jpg



Johannes VERMEER - vue de Delft (1659)

Vue de Delft (Gezicht op Delft) est un tableau de Johannes Vermeer peint entre 1659 et 1660, exposé au Mauritshuis de La Haye (huile sur toile, 98,5 × 117,5 cm).
Cette Vue de Delft représente une partie de la ville natale de Vermeer sous la forme d'une veduta, une peinture très détaillée d'un paysage urbain. Elle constitue, avec La Ruelle, le seul paysage de l'œuvre du peintre.
On y aperçoit au premier plan le Schie Canal, encadré par les portes de Schiedam (à gauche) et de Rotterdam (à droite), ainsi que la Nouvelle Église (Nieuwe Kerk) protestante éclairée au fond par les rayons du soleil.

Vue de Delft (Gezicht op Delft) est un tableau de Johannes Vermeer peint entre 1659 et 1660, exposé au Mauritshuis de La Haye (huile sur toile, 98,5 × 117,5 cm).
vermeer - View of Delft. 1659-1660. Oil on canvas. 98.5 x 117.5 cm. Mauritshuis, The Hague, Netherlands.jpg