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3629 - Les acteurs de l'affaire Clearstream (encadre)

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Les acteurs de l'affaire Clearstream (encadre)

(2009)







PARIS, 17 septembre (Reuters) - Les protagonistes de l'affaire des faux listings de la société Clearstream sont supposés avoir été impliqués dans un complot contre Nicolas Sarkozy. Voici leur profil et un résumé de leur rôle.

DOMINIQUE DE VILLEPIN, 55 ans, ancien secrétaire général de l'Elysée, ex-ministre des Affaires étrangères, de l'Intérieur et ancien Premier ministre. Accusé d'être l'instigateur de la manipulation, il nie les faits et dit avoir été de bonne foi.
Il sera jugé pour "dénonciation calomnieuse, faux et usage de faux, recel d'abus de confiance et recel de vol".

NICOLAS SARKOZY, 54 ans. Le président de la République s'est constitué partie civile début 2006 dans l'affaire alors qu'il était ministre de l'Intérieur, point de départ d'une vaste enquête de police qui a abouti au procès.
Il sera partie civile.

DENIS ROBERT, 51 ans, journaliste, a écrit en 2001 un livre sur la société Clearstream, suivi de plusieurs autres et de films où il accuse cette société de malversations planétaires.
Jugé pour "recel d'abus de confiance et de vol".

FLORIAN BOURGES, 31 ans, consultant chargé d'un audit sur Clearstream, s'est procuré des listes de comptes authentiques remises à Robert.
Jugé pour "abus de confiance et vol".

IMAD LAHOUD, 41 ans, Franco-Libanais mathématicien et informaticien à ses heures, a été écroué pour une escroquerie de juin à octobre 2002. Il est recruté par les services secrets à sa sortie de prison en prétendant fournir des pistes sur Oussama ben Laden. Recruté aussi par EADS, il obtient en 2003 les listings Clearstream de Denis Robert et reconnaît les avoir falsifiés.
Sera jugé pour "dénonciation calomnieuse, faux et usage, recel d'abus de confiance et recel de vol"
JEAN-LOUIS GERGORIN, 63 ans, industriel et ancien vice-président d'EADS. En proie selon les juges à une "obsession notoire du complot", il embauche Imad Lahoud, qui lui remet les faux. Il sollicite en 2003 le ministère de la Défense, puis en 2004 Dominique de Villepin, et enfin le juge Renaud Van Ruymbeke, pour susciter des enquêtes, en toute bonne foi, dit-il.
Sera jugé pour "dénonciation calomnieuse, faux et usage de faux, recel d'abus de confiance et recel de vol".

PHILIPPE RONDOT, 72 ans, général et spécialiste du renseignement aux états de service anciens et nombreux, comme l'arrestation de l'activiste vénézuelien "Carlos" en 1994.
Mandaté pour une enquête extra-judiciaire sur les listings par Dominique de Villepin, il conclut à la manipulation en juillet 2004. Ses notes manuscrites ou informatiques découvertes par les juges sont des pièces à charge essentielles.
Il sera témoin au procès.

RENAUD VAN RUYMBEKE, 57 ans, juge emblématique dans la magistrature, a reçu les faux listings, et a démontré la manipulation fin 2005. A subi des poursuites disciplinaires pour avoir enregistré sous forme de lettres anonymes les dénonciations de Jean-Louis Gergorin. Sa carrière est bloquée dans l'attente de l'issue de l'affaire.
Il sera témoin au procès.

(Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse)