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3637 - Les sites du programme nucléaire iranien (encadre)

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Les sites du programme nucléaire iranien (encadre)

(2009)







Liste des sites développés et/ou utilisés par l'Iran dans le cadre de son programme nucléaire:

= NATANZ
- L'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz (centre de l'Iran), dont l'existence a été révélée en 2002, est sans doute la plus connue des installations nucléaires iraniennes. Ce centre, qui est sous la surveillance des inspecteurs de l'AIEA, compte à l'heure actuelle plus de 8.000 centrifugeuses, dont quelque 4.600 en activité. Les installations souterraines de Natanz peuvent contenir 50.000 centrifugeuses.

= QOM
- L'usine d'enrichissement qui se trouve sur la route entre Téhéran et Qom (centre), à 100 km de la capitale, est actuellement en construction. Son existence a été révélée par l'Iran à l'AIEA le 21 septembre, et a entraîné la réprobation des puissances occidentales. Selon le chef du programme nucléaire iranien Ali Akbar Salehi, il s'agit d'un "site de secours" niché dans une zone montagneuse, près d'une base militaire, afin de le protéger d'une attaque aérienne. Plus "petit" que celui de Natanz, il est qualifié de "semi-industriel" par M. Salehi. Selon des informations de presse, l'usine peut contenir 3.000 centrifugeuses. L'Iran a annoncé qu'il fixerait en accord avec l'AIEA une date pour en permettre l'inspection.

= ISPAHAN
- L'usine de conversion d'Ispahan (centre), testée industriellement en 2004, permet de transformer du "yellowcake" (poudre de minerai d'uranium concentré extrait des mines du désert iranien) en tétrafluorure puis en hexafluorure d'uranium (UF4 et UF6). Ces gaz doivent ensuite être introduits dans des centrifugeuses pour produire de l'uranium enrichi. Ce site est régulièrement contrôlé par l'AIEA.
- L'usine de fabrication de combustible nucléaire d'Ispahan, inaugurée en avril 2009, a une capacité de production de 10 tonnes de combustible nucléaire par an. L'uranium enrichi est utilisé dans cette usine pour fabriquer du combustible nucléaire destiné aux réacteurs nucléaires.

= ARAK
- La construction du réacteur à eau lourde d'Arak (ouest) est quasiment achevée. Ce réacteur est officiellement destiné à produire du plutonium à des fins de recherche médicale. Des experts de l'AIEA ont été autorisés en août dernier à visiter ce complexe qui compte aussi une usine de production d'eau lourde.

= BOUCHEHR
- La construction de la centrale nucléaire de Bouchehr (sud) est dans sa phase finale. Elle doit en principe entrer en fonction dans les prochains mois, mais son lancement a été retardé à plusieurs reprises. Moscou a signé en 1995 un accord d'un montant d'un milliard de dollars pour achever cette centrale, que les Allemands avaient commencé à construire avant la révolution islamique de 1979. Mais, en 1992, l'Allemagne avait refusé de reprendre les travaux, sous la pression des Etats-Unis, en invoquant les risques de prolifération de technologie nucléaire sensible. Le site est l'objet de contrôles de l'AIEA.

= TEHERAN
- Le centre de recherche nucléaire de Téhéran compte un réacteur de recherche de 5 mégawatts fourni avant la révolution islamique par les Américains, qui est l'objet d'une surveillance étroite de l'AIEA.

= SAGHAND
- La mine d'uranium de Saghand (centre), avec des réserves estimées entre 3.000 à 5.000 tonnes d'oxyde d'uranium, permet à l'Iran de fabriquer du "yellowcake" utilisé ensuite dans l'usine de conversion d'Ispahan.